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DOSSIER DU MOIS
Maladie mentale
Au-delà des mythes
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Maladie mentale
Au-delà des mythes
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La santé mentale des Marocains continue à vivre des heures sombres. Des millions de Marocains traînent toujours leur trouble mental dans l'anonymat. Par peur du regard de l'autre mais aussi par ignorance. Le Manque d'institutions spécialisées y est également pour quelque chose. Décryptage.
Il n’y a pas de misère plus grande que la misère mentale. Surtout dans une société comme la notre, où les mythes à l’égard de la maladie mentale sont légion. Une partie des Marocains nient que la maladie mentale existe et une autre évite tout simplement d’en parler. Et pourtant, des milliers, sinon des millions de Marocains sont amenés, un jour ou l’autre, à subir un trouble mental, aussi mineur soit-il : anxiété, dépression, schizophrénie, troubles de la personnalité, troubles de l’alimentation….
Mais ce n’est qu’une infime minorité parmi eux qui franchira un jour le pas en allant consulter un spécialiste. Car il faut le savoir, la maladie mentale fait peur à bien des gens qui, malheureusement, hésitent à obtenir de l’aide, par crainte de mépris notamment. Ce sentiment est malheureux car la plupart des maladies mentales peuvent être efficacement traitées. Pire encore, le stigmate qu’éprouvent les personnes atteintes d’une maladie mentale peut être encore plus nuisible que la maladie elle-même.
«Fou», «dingue», «M’satti», «détraqué» ou «schizo» ne sont que quelques exemples de mots qui perpétuent le stigmate de la maladie mentale. Ces mots amoindrissent et blessent les personnes éprouvant des problèmes de santé mentale. On n’oserait pourtant jamais se moquer d’une personne souffrant d’une maladie physique comme le cancer ou une maladie du cœur, alors il est tout aussi important de ne pas se moquer d’une personne souffrant d’une maladie mentale. C’est cruel.
Il n’y a qu’à parcourir les témoignages poignants de quelques familles dont les enfants sont aux prises avec certains troubles mentaux pour s’en convaincre. Des familles qui se battent pourtant, pour une meilleure prise en charge des malades et aussi pour un plus grand accès aux soins, notamment à travers un réseau plus étoffé d’institutions spécialisées. A l’exemple de l’hôpital Er-Razi qui, par la qualité de ses soins et surtout de ses conditions d’accueil, réussit à changer cette image de “cimetières de fous” si chère à la mémoire populaire, mais désormais définitivement dépassée. |
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