Petites bonnes La fin du calvaire ?
En 2010, aucune petite fille âgée de moins de 15 ans, ne devra, normalement, travailler dans les domiciles.
K.A.
chiffres font état de 66 000 à 88 000 petites filles travaillant en tant que domestiques dans les domiciles. Ployant sous les travaux les plus durs 67 heures par semaine, humiliées, battues, violentées, elles sont souvent le souffre-douleur de maîtresses acariâtres et d’employeurs pervers ... Le sort de ces petites dont l’enfance a été volée n’a commencé à interpeller les hautes instances que ces dernières années. Le lancement du programme Inqad, en 2007, avec sa large campagne de sensibilisation télévisée et radiophonique, sera le prélude à diverses autres actions tout aussi ciblées. L’objectif étant de mettre un terme à cet esclavagisme déguisé des temps modernes. Le projet de Loi contre le travail des petites filles, que les ONG et les associations de protection de l’enfance et des droits humains appellent de leurs vœux, est toujours à l’étude au Secrétariat Général du Gouvernement. Ce projet, concocté par les services de Nezha Skalli, focalise sur la répression pour lutter contre le travail des petites bonnes. Des amendes, à l’encontre de l’employeur et même des parents, sont ainsi prévues. Les intermédiaires, qui participent à la propagation de ce phénomène sont même passibles de prison s’ils enfreignent la loi.
Ces sanctions, aussi sévères soient-elles, devraient, néanmoins être accompagnées de mesures d’encouragement pour inciter les parents à scolariser davantage leurs filles. Les petites bourses, décidées par le ministère de l’Éducation, sont un bon pas vers cette voie. Mais il reste encore beaucoup à faire pour que les fillettes (surtout issues du monde rural) puissent vivre une enfance normale.
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