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Sports nautiques
Et maintenant,  surfez sur les vagues
De Mehdia à Essaouira, de Jack Beach à Mirleft, de Oualidia à Taghazout, essayez-vous au Surf ! Cette discipline star s’est rapidement entourée de groupies de tous les âges.
Pour l’amour du Sun, Beach and Fun ! 

Onze heures du matin. A, à peine quelques mètres de l’hôtel des Arts et des vestiges du complexe Jack Beach, se dresse le Dar Bouazza Surf Club. On est à mille lieux d’imaginer que cette simple tente caïdale puisse servir de temple aux “sports de vagues”. “Et bien, si” affirme Sébastien Denis, gérant du club. Il n’en faudrait pas plus pour les adhérents à une discipline ayant pour véritable univers l’océan, pour cheval de bataille les vagues, et pour quête la quiétude, pour “s’éclater”.  À cette heure-ci de la matinée d’une semaine loin d’être finie, d’un été pas encore entamé, on aperçoit quelques frêles silhouettes flirter avec les vagues. Saïd, les contours dessinés à l’encre fine, la peau tannée et la crinière rebelle, mène la chorégraphie. Né sur les bords de cette mer excitée, il s’adonne à ces acrobaties un peu comme si c’était une évidence. Sur le tas, Il a appris à apprivoiser les vagues en même temps que les poissons. Du haut de ses vingt six ans, Saïd en a dépensé déjà vingt à surfer, une poignée à enseigner aux apprentis surfeurs comment lire la plage, mais ne s’est jamais défait de son métier de pêcheur. Et la lecture de la mer, c’est tout un art, intelligent de surcroît, que l’enfant apprend au gré des séances d’entraînement.
 Lecture sacrée
“Outre le sport lui-même, ce qui est intéressant dans cette discipline, c’est aussi de comprendre comment fonctionne l’océan, d’où vient une vague, c’est de savoir par exemple, qu’une marée, c’est toutes les six heures, que le sable bouge et que c’est ce qui explique un peu les courants. C’est important de savoir cela pour deviner où se trouve le danger” explique Sébastien Denis, le gérant du Dar Bouazza Surf Club. Aujourd’hui, la lecture du lieu a donné ceci : la plage est en pente. La mer va donc monter. L’eau va s’écouler à droite avant de repartir dans le côté opposé. Conclusion : c’est vers la partie plate qu’il faut orienter les apprentis surfeurs. Autrement, ils seront vite attirés par les rochers. “Ce constat est valable aussi pour vous, simples baigneurs”, remarque Sébastien Denis. Une histoire de décryptage donc, combinée à une curiosité certaine. “Dès qu’on l’a essayé, on l’aime forcément ce sport”, témoigne Saïd le moniteur. Mais si l’on en croit Sébastian Denis, le gérant du club, il faut bien plus qu’une simple volonté d’essayer. “Il faut avoir une force physique minimale afin de pouvoir s’en sortir dans tous types de conditions. Il faut notamment avoir des abdos, de la force dans les cuisses pour pouvoir résister aux vagues sur certaines postures, une musculature adéquate au niveau des bras. En fait, le surf requiert un gainage de pratiquement tout le corps. C’est pourquoi, nous préférons initier les enfants, en premier lieu à quelques autres disciplines associées au surf”, explique Sébastian Denis. 
 
Surf and Co
Sa planche sous le bras, Amine s’élance, tel un oiseau, faisant front à une vague de taille moyenne, et s’allonge brusquement sur ce même tapis jaune qu’il s’est empressé de dresser sur ce ciel ondulé qu’est la mer. Non loin, deux autres figurants appliquent un chassé-croisé orchestré d’une main de maître par Saïd, leur moniteur, lui seul debout sur une planche. Les figures chorégraphiques sont de temps à autre, parsemées d’une improvisation hasardeuse mais fort intéressante. Il est question, avant tout de passer un moment dans l’eau, avec ses copains. Peu importe la figure appliquée, encore moins que l’on soit debout ou que l’on s’allonge sur sa planche. D’ailleurs, d’après le gérant du club, “un jeune enfant, on ne lui demandera pas forcément de commencer par un cours de surf pur et dur. Ce sport étant assez compliqué, si l’enfant se fait mal en surfant la première fois, cela risquerait de le rebuter à jamais par rapport à cette activité. C’est pourquoi, on l’orientera d’abord vers le Body Board”.
Mêmes principes d’équilibre que sur une planche de surf, même apprentissage de la sécurité, même appréhension des vagues, des marées.. avec la particularité suivante : le Body Board se pratique sur une planche en mousse avec des palmes, en position allongée, et permet de réaliser un tas de figures (des 360 degrés, des rotations à gauche, à droite) impossibles en surf.
Le Body Surf, autre discipline associée au surf, a cela d’original : il s’agit de prendre une vague, mais sans matériel, avec son corps seulement. Discipline très en vogue aux Etats-Unis, le Body Surf permettrait, selon Sébastien Denis, d’acquérir une certaine autonomie du point de vue sécurité, donnant ainsi la possibilité à la personne de rentrer au bord une fois qu’elle a perdu sa planche dans l’eau, en utilisant les vagues mais sans pour autant, nager.
Le Skin Board, enfin, se pratique non pas dans l’eau mais plutôt dans la plage, là où c’est légèrement mouillé.
Il s’agit d’un autre type de planche qui est plus dangereux et beaucoup moins pratiqué que le surf et les autres disciplines y associées, les chutes du Skin Board se faisant dans le sable.
Morocco Surf Land
Le Maroc serait-il devenu depuis quelque quarantaine d’années un Surf Land ? Mehdia, berceau de la croissance de ce sport dans tout le pays et dans tout le continent africain, continue à connaître aujourd’hui encore la même déferlante d’aficionados venus y débusquer des vagues faisant trois fois leur taille. “Mais la tendance actuelle est au sud. Les plages d’Agadir et celles les avoisinant ont la côte. Taghazout arrive en tête de classement avec un engouement certain des surfeurs pour ses vagues d’une qualité exceptionnelle toute l’année durant, son soleil permanent et son eau chaude l’hiver. Devenue en peu de temps la Mecque du surf, Taghazaout a détrôné les autres plages du royaume”, annonce Sébastien Denis. Le Surf et les disciplines qui y sont associées ont commencé par séduire les jeunes adultes, puis les enfants. “Aujourd’hui, bon nombre de parents qui étaient venus initialement accompagner leurs enfants avec beaucoup d’appréhension se sont essayés au Body Board pour s’aventurer sur une planche de surf, quelques séances plus tard”, remarque le gérant du Dar Bouazza Surf Club. Pas mal de parents ont fini par se rendre compte que c’est une aubaine de vivre aux bords de l’Océan et que les activités qui y sont associées sont d’un intérêt considérable pour le développement physique et psychologique de leurs enfants. “Ce qu’on a constaté, mais encore faudrait-il que ce soit étayé par une étude poussée, c’est qu’aujourd’hui, les parents marocains acceptent aisément d’inscrire leurs enfants dans des clubs de surf mais attendent, pour cela, qu’ils arrivent à l’âge de dix ou onze ans et qu’ils apprennent parfaitement à nager avant de prendre une planche.
On voit plus d’enfants de quatre ans s’inscrire dans des clubs de Football ou de Basketball que dans des clubs de sports de mer, et pour cause justement, cette peur des parents de ce milieu ouvert que constitue l’univers des sports de mer. Il faut savoir que, comme pour tous les sports, plus tôt on s’y met, mieux c’est”, conclut le gérant du Dar Bouazza Surf Land. o

La plongée sous marine
Facile à découvrir,
difficile à oublier

Activité sportive nautique, technique et ludique, la plongée sous-marine a pour vocation de favoriser la maîtrise de ses émotions, d’augmenter la confiance en soi et en ses partenaires. Sport écologique par excellence, plonger sensibilise l’individu à la fragilité du milieu marin. On n’est plus vraiment les mêmes après avoir découvert les fins fonds de la mer. Les côtes marocaines, et plus particulièrement celles de la Méditerranée se prêtent parfaitement à cette activité. Même s’il n’a pas été suffisamment protégé par le passé, le Nord contient encore, malgré sa surexploitation, du corail rouge, et le mérou est en danger face aux braconniers.
Un baptême suffit pour y voir plus clair ! Durant cette première incursion dans le monde subaquatique, le plongeur est pris en charge par un moniteur international.
Il l'équipe, le briefe et l'emmène faire une petite plongée. Il faut compter une heure de présentation et de déplacement en bateau sur le site et 20 minutes de plongée à faible profondeur.
Après 20 à 30 minutes sous l'eau, la seule difficulté est souvent d'en sortir!
Terre Azur. Centre de plongée sous-marine. Marina Smir. Maroc.
tél.: 076 53 55 87

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