Autres titres
EDUCATION :
De l’enfance à l’adolescence
Pas à pas sur le chemin de
l’autonomie
Les parents ont parfois peur de l’admettre, mais leurs enfants sont tout
à fait capables d’assurer comme des grands.
Dès deux ans, ils adorent se débrouiller seuls et y parviennent très bien…

6-12 ans  Se débrouiller,
       mais pas tout seul !

Déjà vers 5-6 ans, un enfant est autonome. Il peut prendre son bain tout seul, et s'habiller sans sa maman.
A partir de 6 ans, l’enfant commence à aller à l’école “des grands”.
C’est alors le moment pour les parents de commencer à le laisser faire des choses tout seul, tout en restant vigilant.

Faites lui confiance
Pour guider efficacement son enfant vers l'autonomie, il faut jouer principalement sur ses envies et sur sa motivation.
Il faut qu'il prenne conscience des nouvelles choses qu'il pourra faire, sans être sous le regard permanent de ses parents.
A partir de cet âge, n’hésitez pas à lui confier de nouvelles tâches.
Par exemple, aller acheter une baguette chez l’épicier du coin. L'enfant se retrouvera alors tout seul dans une situation d'adulte : que faire s’il n'y a plus de baguettes, ai-je assez d'argent, me rend-on bien la monnaie...?
Il s’agit d’une épreuve intéressante pour tester la maturité de votre enfant.
Autre épreuve tout aussi capitale mais bien plus angoissante pour les parents : laisser leur enfant traverser la rue tout seul. A cet âge, l'enfant prend certes conscience du danger.
Mais vérifiez toujours qu’il sait vraiment à quel moment traverser. Puis, mettez-vous de l'autre côté de la rue et demandez-lui de venir vous rejoindre.
Ces expériences vous rassureront autant que votre enfant avant de le lâcher tout seul.

Pas de responsabilisation précoce

Vers 7-8 ans, les parents commencent par ailleurs à se poser la question sur l'argent de poche. Donnez-lui un peu d'argent chaque semaine. Certains le dépenseront tout de suite tandis que d'autres préféreront économiser.
Peu importe car cela fait parti d’un apprentissage. Un apprentissage qui se fait au fur et à mesure, doit-on ajouter à l’adresse des parents.
Ceux-ci doivent en effet comprendre que leurs enfants ne peuvent parvenir à l’autonomie sans un soutien chaleureux et sans faille de leur part. “Exiger d’un enfant de 8-9 ans qu’il se prenne en charge peut avoir de graves répercussions sur son développement. Cette situation d’enfants livrés à eux-mêmes et se débrouillant seuls dans leur vie quotidienne, sans être encadrés et soutenus par leurs parents, peut faire naître chez eux le sentiment de désintérêt et même d’abandon”, indique Amina Boucetta, psychothérapeute.
S’il faut bien sûr savoir autoriser son petit à tenter ses propres expériences, toute la difficulté consiste à trouver la bonne distance avec son enfant : être présent pour répondre à ses besoins, sans être envahissant au point d’étouffer toute possibilité d’initiative et donc d’épanouissement. Bref, savoir trouver le point d’équilibre entre surprotection et abandon.

A partir de 12 ans  Développez sa confiance en lui

A partir de cet âge, l’enfant doit faire face à sa puberté. Une règle s’impose face à ces changements : lui faire confiance.
Ce n’est certes pas évident : l’adolescence est en effet une période difficile, pour les parents comme pour les enfants.
Une règle d’or : ne couvez pas trop votre enfant au risque de lui faire perdre sa confiance en lui.
L’enfant doit en effet prendre de plus en plus de responsabilités.
D’abord en apprenant à organiser son travail et à faire ses devoirs avec de plus en plus d'autonomie.
De votre côté, vérifiez qu’il a tout révisé, qu'il a de bonnes méthodes de travail. Soyez aussi attentifs aux programmes scolaires, posez des questions sur les cours... autant de manières de prouver à votre enfant que vous suivez sa scolarité de près et vous intéressez à lui.
Encore plus de responsabilités
Autre étape crucial dans l’apprentissage de l’autonomie : se voir confier la clef de la maison et être autorisé à rentrer tout seul de l'école. Il n'y a certes pas un âge auquel l'enfant est censé avoir une telle autonomie. Les parents doivent cependant veiller à bien préparer leur enfant à une telle responsabilité. En grandissant, l’adolescent se détache par ailleurs peu à peu de sa famille et se rapproche de ses pairs, qui occupent une place centrale dans sa vie.
La plupart des parents vivent mal cette mise à distance, et pour garder le contact, se montrent trop permissifs ou, à l’inverse, font preuve d’autoritarisme.
Plus que jamais, à cet âge, les parents doivent se dire que leur enfant a besoin d’avoir face à lui des adultes responsables, qui savent certes fixer les limite, mais qui savent également lui faire confiance pour favoriser son autonomie.
Autre sujet sensible par excellence pour les parents : les sorties le soir.
Les inquiétudes des parents à ce sujet sont en effet nombreuses : alcool, drogue, violence, accident...  n’hésitez pas à lui demander avec qui il sort, où il va… imposez éventuellement une heure limite.
Essayez d’adopter une position ferme tout en lui accordant votre confiance.

Voyager sans les parents
Un jour, l’ado déclare qu’il ne supporte plus les vacances en famille et qu’il veut camper avec ses copains. Au début, cela fait un choc.
Les vacances représentent un moment privilégié et il est certes regrettable d’y renoncer. En revanche, on peut diminuer ce temps de vacances ensemble et accepter par ailleurs que son enfant, qui a mûri, parte aussi avec ses copains. A condition de toujours savoir où il se trouve, et de pouvoir le joindre facilement.
La psychomotricienne Catherine Guyot indique par ailleurs qu’il faut essayer d’envoyer ses enfants dans des camps de vacances : “l’enfant va se retrouver face à lui-même et, quand il va revenir, il sera tout à fait changé”.o

 pour apprendre à gérer son argent

Les adolescents de cet âge sont de vrais boulimiques de la consommation. Rien de plus normal, mais pas question pour vous de financer toutes leurs envies ! Ainsi, et dès le départ, mettez les choses au clair. Vous vous engagez à lui verser une somme chaque semaine ou chaque mois, mais à condition qu’il en fasse bon usage. Calculez d’abord ce que vous seriez, raisonnablement, prêts à dépenser chaque mois, pour ses vêtements, ses sorties, ses fournitures scolaires… Discutez-en ensemble et proposez-lui de gérer lui-même cette somme forfaitaire. Evitez les cartes de crédits : “c’est du virtuel. On ne fait qu’inculquer aux enfants l’idée de l’argent facile. L’argent n’a alors plus aucune valeur à leurs yeux et c’est très grave”, insiste Catherine Guyot, psychomotricienne. …

Envie de COMMUNIQUER
Nos Tarifs de PUB
Consultez nos tarifs de publicité sur nos supports: