A l’horizon 2015, les besoins en ressources humaines de qualité se chiffreront en milliers :
10 000 pour le secteur de l’électronique; 15 000 pour celui de l’aéronautique, 40 000 pour le tourisme, 70 000 pour l’industrie automobile, 100 000 pour les services, etc. La priorité sera donnée aux diplômés aux compétences prouvées, ceux qui auront suivi un excellent cursus. D’où la question lancinante qui revient à chaque fin d’année : quelle voie suivre ? Pour quelles formations opter ? Enseignement privé ou public ?
“On peut réussir sa carrière, qu’on ait poursuivi un enseignement dans un établissement public ou privé. C’est vrai que le diplôme est une clé d’entrée, mais ce qui fait la différence, ce sont la personnalité du candidat, sa capacité de mettre son savoir-faire au service de l’entreprise, sa réactivité…”, explique, toutefois, Mohcine Berrada, PDG du groupe L'Etudiant marocain. Le choix n’est cependant pas aisé. En effet, devant le nombre impressionnant d’écoles qui fleurissent chaque année, les Bacheliers semblent parfois déroutés.
Enseignement privé contre enseignement public
En un laps de temps relativement court, l’enseignement supérieur privé a réussi à présenter des cursus d'une bonne facture, à offrir des homologations avec des universités européennes ou canadiennes (certaines écoles privées affichent plus de 15 masters délocalisés), des diplômes délocalisés et souvent, à réaliser le rêve et les aspirations de jeunes, qui réussissent, à l'issue de leurs études à décrocher un emploi.
Ce qu’il faut cependant savoir, avant de fixer son choix, c’est qu’il existe trois types d'établissements d'enseignement supérieur privé, suivant le niveau de la qualité des formations dispensées : les établissements autorisés par l'administration ; les établissements d'enseignement supérieur privé qui peuvent être accrédités pour une ou plusieurs filières de formation, auquel cas les diplômes décernés peuvent être admis en équivalence des diplômes nationaux ; et les établissements reconnus par l'Etat dont les diplômes délivrés seront visés par le président de l'université, désigné par voie réglementaire. Ces diplômes sont admis en équivalence avec les nationaux. Côté enseignement public, la réforme pédagogique, initiée, il y a quelques années, s’est attelée à réorganiser l’architecture pédagogique et à rénover les contenus de formation pour permettre à l’enseignement supérieur national de “s’inscrire dans la mouvance générale des réformes des systèmes de formation supérieure observée en Europe”. Les licences professionnelles, au nombre de 107 et les 67 masters spécialisés délivrent dorénavant des diplômes en adéquation avec le marché de l’emploi, contribuent par là même à un rapprochement entre l’Université et son environnement économique.
Bien se renseigner
Si vous optez pour une école privée, il faut, comme le conseille judicieusement Mohcine Berrada, PDG du groupe L'Etudiant marocain, mener sa propre enquête. “Il faut choisir un établissement qui, de par son management et son corps professoral paraît plus crédible qu’un autre. Il ne faut pas subir uniquement les effets d’annonce. Il faut aller sur place, vérifier et s’informer sur les dirigeants, le corps enseignant, le fonctionnement de l’établissement, les activités parascolaires… Il est aussi indispensable de visualiser l’espace, les infrastructures, l’équipement… et ça, les étudiants doivent le faire eux-mêmes, accompagnés de leurs parents”. Ce spécialiste de l’enseignement conseille même aux étudiants d’entrer en contact avec les étudiants de l’école pour mieux avoir le maximum d’informations concernant “le déroulement des cours, le respect des taux horaires, la qualité des partenariats, le suivi pédagogique, l’accompagnement pour les stages…”. Et pour arrêter son choix, l’étudiant devra “se procurer les coordonnées d’anciens lauréats afin de sonder leur satisfaction par rapport à leur formation, la perception des entreprises quant à leurs diplômes…”. Toutes ces précautions prises ne devraient pas faire oublier à l’étudiant l’essentiel. “Si vous voulez réussir, il faut être passionné. Il faut faire des choses que vous aimez. Donc, ne choisissez que lorsque vous serez fixé sur le domaine d’activité où vous voulez exercer”, conseille le PDG du groupe L’Etudiant marocain. Des choix pleinement assumés pour mener à bien sa carrière, une fois le diplôme en poche.o
Les métiers du design
Dès la prochaine rentrée, l’Ecole Supérieure des Arts Visuels de Marrakech formera des professionnels qualifiés pour les métiers de la communication visuelle : design graphique et édition, identité visuelle et packaging, publicité, media design (web design, création de sites internet, animation 2D et 3D, habillage de chaîne…). Florence Robert, enseignante, historienne du graphisme et commissaire d’expositions rejoint l’équipe de l’ESAV Marrakech à la direction de ce département. Elle propose, épaulée par des professionnels d’envergure internationale, un programme pédagogique, ou l’éducation du regard, la réflexion et l’expérimentation seront au centre de l’enseignement.