Examen : Prêt pour le jour J ?
Tous les élèves rêvent de réussite. Mais passer ses examens haut la main nécessite préparation et organisation tout au long de l’année. A quelques petites semaines de ces épreuves décisives, nos conseils pour être fin prêt pour le jour J.
“Un examen se prépare longtemps à l’avance. S’il faut en croire Voltaire, le succès dépend de trois facteurs : le talent, le travail et la chance. Un travail intense et bien organisé permet souvent de compenser l’absence de chance et le manque de talent. C’est pour cela qu’il convient, tout au long de l’année de participer au maximum de devoirs sur table, examens oraux “blancs”, pour se placer d’emblée dans les conditions de l’examen”, explique Mohamed Zahid, conseiller pédagogique Lycée à l’Ecole Yassamine. Pour ce faire, insiste ce spécialiste de l’éducation, un seul mot d’ordre : l’organisation. L’enfant doit mettre toutes les chances de son côté en révisant régulièrement ses leçons, en préparant sérieusement ses contrôles, en participant en classe… “Si une matière pose problème, il est conseillé de former des groupes de travail (de deux à quatre personnes “motivées”) pour réviser autrement, car certains sujets restés obscurs peuvent s’éclaircir lorsqu’ils sont reformulés par les copains”, rappelle M. Zahid. Dans cet ordre d’idées, ce conseiller pédagogique insiste sur la nécessité de réaliser des fiches personnelles après avoir bien lu son cours. “Cela permet d’évaluer instantanément la maîtrise du sujet. En adoptant des couleurs différentes pour les grandes parties, les sous-parties, etc. le plan doit apparaître au premier coup d’œil”, assure-t-il. Dans certains cas, les cours de soutien seront d’une aide efficace pour pallier à certaines défaillances. Le dernier conseil donné par Mohamed Zahid pour bien préparer ses examens
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Ecole La Source Le passage au Collège en toute sérénité
La sixième année du primaire est sanctionnée par un examen national. C’est le premier “grand test” que l’enfant va rencontrer au cours de sa scolarité. «Nous faisons tout pour que l’enfant soit non seulement bien préparé pour l’examen, mais soit aussi bien familiarisé avec les conditions réelles du déroulement de l’examen”, explique la responsable pédagogique pour le primaire à l’Ecole La Source. Pour ce faire, les examens blancs sont le meilleur moyen pour être fin prêt. L’établissement veille, en effet, à ce que ces derniers se déroulent dans les mêmes conditions que l’examen national. Une visite est également organisée au Collège où aura lieu l’examen. “Il faut aussi savoir , relève la responsable pédagogique, que nos programmes sont bouclés quatre semaines avant l’examen pour nous permettre d’organiser les révisions… Le jour de l’examen, les élèves ne ressentent ni stress ni trac». |
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concerne l’acquisition d’un savoir-faire. Celui-là sera peaufiné grâce à un entraînement sur les sujets d’examen des années précédentes. Cette démarche permettra, de “se confronter à un sujet, d’y répondre méthodiquement et de développer ses propres techniques pour déjouer les pièges et éviter le hors sujet”. Autant de techniques que l’élève aura eu à cœur d’assimiler tout au long de l’année, grâce à une optimisation de son travail personnel. Le rôle des parents est tout aussi déterminant, relève, pour sa part, Sophia Rami, psychologue à l’Ecole Yassamine. "Les parents doivent suivre de près la scolarité de leurs enfants tout en étant à l'écoute de leurs éventuelles difficultés. Il est important d'étayer l'enfant lorsqu'il en a besoin, de l'aider à organiser son travail mais aussi de limiter la pression et les exigences, souvent sources de blocage dans les apprentissages. L'enfant doit être encouragé, valorisé, afin qu'il développe une bonne estime de lui-même et qu'il accède à l'autonomie. Réussir sa scolarité exige avant tout un certain équilibre psychique. La tâche difficile des parents est d'amener l'enfant à trouver cet équilibre."
Cap sur le Bac Certains élèves attendent pourtant les derniers jours pour plancher sur leurs cours, abusant d’excitants et de nuits blanches. C’est une erreur, assurent les spécialistes. Mais si votre ado est dans ce cas, il ne faudra pas paniquer. Une bonne organisation lui permettra de mieux travailler et d’utiliser efficacement le temps restant. Apportez-lui votre aide pour qu’il puisse déterminer, avec précision, ses points forts et faibles, les matières dans lesquelles il a des difficultés, les parties de cours à revoir selon leur importance ou coefficient. Cette mise au point faite, aidez-le à organiser un planning hebdomadaire. “C’est un excellent moyen de visualiser à moyen terme la charge de travail et de baliser le terrain. Dans un
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“Devant les pressions parentales, certains enfants bloquent”
Entretien avec Sophia Rami, psychologue à l’Ecole Yassamine
Comment être prêt pour les examens sans angoisse ni stress ?
Un certain seuil de stress est bénéfique lors de la préparation aux examens. On parle alors de stress positif, moteur qui permet à l'enfant de "penser l'épreuve", de la travailler de manière rigoureuse. Il s'agit du stress qui motive la réussite. Par contre, lorsque ce stress s'intensifie et qu'il est accompagné de symptômes d'allure psychosomatique (palpitations, sueur, tremblements...) on parle de stress négatif. Celui-ci peut bloquer la concentration et entraver les apprentissages. Afin d'éviter que l'enfant ne soit débordé par son stress face à l'épreuve, il convient de bien l'accompagner dans son travail tout au long de l'année mais surtout, de veiller à ce que les parents ne projettent sur lui leurs propres angoisses. L'enfant doit apprendre à travailler pour lui-même et non pour faire plaisir à ses parents, ce qui nécessite une confiance suffisante en soi. Celle-ci s'acquiert tout au long du développement de la vie psychique, à travers le regard positif que portent l'environnement familial, scolaire et social sur l'enfant.
Il arrive que l’enfant qui a bien préparé ses examens, se trouve le jour J totalement démuni. Il perd tous ses moyens, a le trou noir. Y a-t-il un moyen de remédier à cela ? Le trou noir résulte la plupart du temps d'un surmenage intellectuel ou d'une véritable attaque de panique au sens psychiatrique du terme. L'enfant arrive à l'examen saturé, fatigué part l'effort intense qu'il a fournit durant les préparations, son cerveau est comme court-circuité, c'est le vide. Bien préparer ses examens ne doit pas signifier s'acharner au travail mais plutôt être discipliné et organisé dans son travail. La qualité du travail doit l'emporter sur la quantité. Fournir un effort régulier, structurer son travail pour mieux l'appréhender, apprendre à se détendre, à s'accorder des pauses, permet d'éviter ce surmenage.
Faut-il arrêter ses révisions la veille de l’examen ?
Il est recommandé d'arrêter tout travail intellectuel à la veille de l'examen afin d'éviter le trop plein d'informations et les confusions. Prendre du plaisir, se détendre, se coucher tôt permet de "ressourcer" l'esprit pour pouvoir le resolliciter de manière optimale le jour de l'épreuve. Il est très important de pouvoir y parvenir.
“La préparation du Bac est une épreuve de longue haleine”
Entretien avec Mohamed Zahid, conseiller pédagogique Lycée, Ecole Yassamine
Comment un élève peut-il mettre toutes les chances de son côté pour décrocher son Bac ?
La préparation du Bac est une préparation de longue haleine. Pour tenir la distance sans s’essouffler, une seule solution : organiser ses révisions. Pour ce faire, l’élève devra réaliser un tableau hebdomadaire (à reproduire en autant d’exemplaires que de semaines de révision), y inscrire les heures de classe. Les élèves devraient aussi éviter de sécher les cours, car l’épreuve du Bac peut porter sur un sujet étudié en fin d’année scolaire. Je conseille aux élèves d’accorder la priorité aux matières à fort coefficient et à celles qui posent problème. Pour bien travailler, il faut également prévoir des moments de “respiration”, c’est-à-dire, après une heure et demie de travail, prendre une pause de dix minutes. Ne pas se priver de petits plaisirs, comme faire du sport, des sorties avec les copains, des cinés, sans pour autant y passer la nuit.
Comment être prêt pour le jour J ? L’organisation doit englober tous les aspects de la vie quotidienne. Dans les semaines qui précédent l’examen, l’élève devra observer et respecter une régularité de vie accrue, éviter les veilles, les énervements, les à-coups dans l’alimentation et les “prouesses” sportives. Il faudra aussi proscrire les dopants, les calmants et les excitants, et favoriser une hygiène alimentaire équilibrée. Pour la préparation proprement dite, le programme devra être bouclé au moins 15 jours avant l’examen. L’élève devra réviser ses manuels visuels, ses résumés, ses tableaux synoptiques…Il faut donc aller à l’essentiel et ne faire aucune impasse. L’avant-veille de l’examen, l’enfant prendra le temps de se détendre sans se démobiliser, s’oxygéner en allant se promener au grand air et dormir suffisamment. La veille de l’examen, l’enfant doit rester calme et fuir les discussions énervantes. Il devra veiller à préparer son matériel ( coupon, gommes, stylos, cartouches, règles, campas, etc.) et ses papiers (convocation, carte d’identité). Se coucher de bonne heure est important.
Comment éviter le trac et ne pas stresser les derniers moments qui précédent l’examen ?
Le seul moyen pour rester décontracté consiste à réviser et être sûr de son travail de préparation. Pour éviter toute angoisse irrationnelle, il faut se fixer un plan de travail et s’y tenir. Ainsi, on peut avoir objectivement confiance en soi. Il faut aussi apprendre à rester concentré, la veille de l’examen, se détendre le soir, sans se livrer à des activités excitantes.
Quels conseils pratiques donnerez-vous aux élèves pour le jour J ?
Le matin de l’examen, l’enfant devra absorber un petit déjeuner nourrissant, car il ne faut pas aborder l’épreuve le ventre vide. Il faudra aussi arriver au centre d’examen légèrement à l’avance et ne prêter aucune attention aux rumeurs qui circulent parmi les candidats. Pendant l’examen, il faudra prendre le temps de lire l’énoncé du sujet, car c’est, à mon sens, le moment capital de l’épreuve. Faire fausse route dès le départ est la pire des choses qui puissent arriver. Ensuite répartir son temps de travail et doser ses efforts en fonction du nombre de questions à traiter. Le mieux est de vérifier l’écoulement du temps avec une montre. Le candidat devra également soigner l’écriture et la présentation de la copie. Si le correcteur passe du temps à la déchiffrer, cela va l’agacer, alors qu’ une bonne présentation le mettra dans de meilleures dispositions. Enfin, il faut rester dans la salle jusqu’à la fin de l’épreuve et ne jamais rendre la feuille blanche.
Comment les parents peuvent-ils préparer efficacement leurs enfants à l’examen ?
Les parents doivent soutenir l’enfant et le valoriser. Ils doivent également soutenir l’image de l’enseignant vis-à-vis de l’élève en jouant un rôle intermédiaire positif. Sans oublier de rester disponible pour l’enfant. L’élève doit surtout apprendre à passer des examens pour lui-même, sans dramatiser ni exagérer l’enjeu. |
contexte tel que celui-là, il n’y a rien de pire que de ne pas savoir par quoi commencer”, souligne Mohamed Zahid. Aussi, lorsque les matières s’accumulent, l’ado aura tendance à vouloir trop faire en un laps de temps relativement court. Résultat, il révise mal et retient encore mois bien. Les spécialistes conseillent plutôt de “réviser peu mais bien, que de passer des heures à son bureau sans que cela porte réellement ses fruits”. L’élève ne devra pas, par ailleurs, privilégier uniquement les matières qu’il préfère. “Mieux vaut alterner les deux car s’il ne lui reste que le moins plaisant à la fin, il risque de faire l’impasse”, assure notre conseiller pédagogique. Les spécialistes insistent aussi sur la nécessité d’établir des fiches personnalisées après avoir bien assimilé ses leçons. Cette façon de procéder a le mérite de permettre à l’élève de mieux mémoriser ses cours. La clé du succès réside aussi en une répartition bien dosée des tâches quotidiennes. “Il faut prévoir des plages horaires pour chaque matière avec un temps pour faire une fiche, un temps pour apprendre le cours et un temps pour l’entraînement”, conclut le conseiller pédagogique de l’Ecole Yassamine. Des astuces imparables pour réussir tous ses examens.
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“Il est conseillé de se changer les idées la veille de l’examen”
Questions à Dr. Leila Benkadour, directrice pédagogique, Groupe scolaire Riviera
Que doit faire l’élève la vielle de l’examen ?
- L’une des choses à ne pas faire est de s’enfermer chez soi pour d’ultimes révisions. A ce stade, il est de toute façon trop tard pour apprendre quoi que ce soit. Si le travail n’a pas été fait auparavant, il n’est pas possible de rattraper en quelques heures le retard d’une année scolaire. - Au mieux, pour se rassurer, les plus inquiets peuvent rapidement ouvrir leur cahier pour retrouver une date qui leur aurait échappé, une formule oubliée. Mais pas davantage que cela. Au contraire, afin d’évacuer la nervosité naturelle et compréhensible d’une veille d’épreuve, il faut se changer les idées. Ne pas hésiter à sortir, faire un tour de vélo, aller au cinéma, faire du sport... Et surtout penser le moins possible au lendemain. - Le soir, il est important de préparer ses affaires, au calme, sans se précipiter, pour être sûr de ne pas oublier la moitié des choses. Avant tout, il faut passer en revue son matériel, s’assurer que tous les stylos fonctionnent, que les piles dans la calculatrice sont neuves, que l’on a ses outils au complet. Si il manque une gomme, un crayon, si la règle est cassée, il n’est pas inutile de faire un tour à la grande surface du coin et d’acheter ce dont on a besoin pour l’épreuve. - Le jour d’un examen, il n’est pas nécessaire de s’habiller d’une manière particulière. Au contraire, il est conseillé de venir dans la tenue que l’on porte habituellement. - La veille d’un examen, il est sage de se coucher tôt pour être en pleine forme le lendemain. S’il n’est pas utile de fermer les volets à six heures du soir, il ne faut pas non plus se mettre au lit après dix heures. Dans la mesure du possible, il est souhaitable que le sommeil puisse venir rapidement...
Que faire le jour de l’examen ?
- Une fois installé à sa table, quand la copie est prête et que l’on attend le sujet, il est normal d’éprouver un certain sentiment de crainte. C’est à ce moment qu’il faut tâcher de garder son calme afin de ne pas perdre ses moyens. En principe deux ou trois grandes inspirations permettent de retrouver un peu de sérénité. - Le sujet en main, il ne s’agit pas de se précipiter sur sa copie. Prendre cinq à dix minutes pour lire les questions en entier est souvent très utile : c’est le meilleur moyen de ne pas passer à côté d’un mot important et de répondre l’inverse de ce qui est demandé. - Si l’on constate que l’on ne sait pas résoudre tel ou tel exercice, que l’on ne saisit pas le sens d’un terme dans un texte, il ne faut pas s’acharner : on passe à la suite, sans s’inquiéter outre mesure. Bien souvent, le cerveau a besoin d’un peu de temps pour retrouver dans la mémoire une définition ou une formule apprise au cours de l’année. On pourra toujours revenir par la suite sur tout ce que l’on n’a pas su faire au début de l’épreuve. - Il est aussi vivement conseillé d’utiliser la totalité du temps donné pour la composition. Il n’est pas question de se presser, il faut penser à soigner sa copie, surveiller l’orthographe. Si autour de soi les candidats quittent la salle au bout d’une heure, rien n’oblige à les imiter. | |